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TABLE DES MATIÈRES
Introduction
Certaine
manières de comprendre l'utilisation didactique des instruments
La
tautochronie des cordes
La
règle parallactique
Le
nocturlabe - l'astrolabe
Lhorloge
de C. Huygens
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USAGE DINSTRUMENTS DANS LENSEIGNEMENT
DES SCIENCES
INTRODUCTION:
En
1632, Galilée publie son "Dialogo supra i due massimi sistemi
del mondo Tolemaico e Copernicano". Dans la troisième Journée
de ce livre, il exprime en se référant à la Théorie Héliocentrique,
son admiration pour le fait que chez Aristarque de Samos et chez
Copernic, la Raison a lutter avec tant de violence contre
les Sens jusquau point de devenir maître des croyances.
En
effet, lastronome grec Aristarque de Samos affirme dix-sept
siècles avant Copernic (IIIe siecle avant J.C.) que
les planètes tournent autour du soleil. Pour réaliser une telle
affirmation, il se basa sur ses observations astronomiques; spécialement
sur le fait que dans les quartiers de lune, la Terre, la Lune
et le Soleil forment un triangle rectangle (avec un angle droit
sur la lune). Dans ces conditions, Aristarque mesura langle
Lune-Terre-Soleil et obtint une valeur de 87º, doù le fait
quil en déduise en utilisant la resemblance des figures,
que la distance Terre-Soleil est vingt fois plus grande que la
distance Terre-Lune, et étant donné que leurs tailles apparentes
sont similaires, il en conclut que le Soleil est plus grand que
la Lune. Dautre part, Aristarque connaissait la relation
entre les tailles de la Terre et de la Lune quil avait probablement
déduites de lobservation de lombre de la Terre sur
la Lune pendant une éclipse. En combinant les deux relations antérieures,
il arriva à la conclusion que le Soleil est un peu plus grand
que la Terre et donc, que celle-ci devait tourner autour du premier.
Finalement,
nous pouvons distinguer premièrement un changement dans la conception
cosmologique de lUnivers et dautre que lon a
recours à des figures géométriques, aux proportions, ... mais
quil y a-t-il au centre?.... Au centre se trouve la mesure
dun angle, un seul angle qui avec la géométrie, a
permis de changer la cosmologie et évidemment, cet angle
fut mesuré à laide dun instrument.
Cela
nous amène à penser quun des possibles formes de parcourir
lhistoire de la Science, est de le faire à travers létude
des instruments scientifiques.
En
effet, nous pouvons considérer la Science comme un "organisme"
vivant dont le fonctionnement laisse au fil des temps, une trace
composé de deux produits fondamentaux: Les textes écrits
et les instruments, cest-à-dire: Une traînée de déchets
exquis grâce auxquels nous pouvons suivre sa trajectoire vitale.
A
continuation, nous nous centrerons sur un de ces produits et ses
possibles applications didactiques: Les instruments.
En
premier lieu, nous allons dintruments dans un sens général,
cest-à-dire que nous considérons instrument nimporte
quel artifice capable de générer un type de connaissance. de ce
fait, un accélérateur de particules est un instrument, mais un
simple poteau dans le sol (un gnomon), par exemple, lest
aussi. De toutes façons, en tenant compte nos propositions didactiques,
un aspect que nous considérons important, est la simplicité,
ou mieux encore, la relation entre simplicité et quantité de connaissances
produites.
En
second lieu, les instruments peuvent être considérés comme un
raffinement de nos sens qui acquièrent à travers ceux-ci, une
plus grande capacité de pénétration de la Nature en augmentant
notre pouvoir dobservation et en nous pourvoyant de procesus
dinduction, de létablissement dhypothèses, etc...
Fondamentalement, lobtention de mesures de magnitude
qui peuvent être représentées dans un espace mathématique abstrait
dans lequel on peut appliquer les méthodes axiomatique déductives
propres aux mathématiques, ce qui mous permet dans de nombreux
cas, de vérifier, refuser ou bien changer les affirmations établies
auparavant. De cette manière, linstrument devient une clef
qui ferme (ouvre?) cet éternel cercle de faits et défaits, de
faire et défaire (comme Pénélope) que nous appelons Science.
Bien,
Comment matérialiser ces considérations dans le cadre de lenseignement
des Sceinces en secondaire?
Pour
répondre à cette question, nous devons observer lhistoire
de la même manière que, selon de nombreux auteurs, lactivité
scientifique qui naît pendant la Renaissance, est lié à labandon
des préjugés élitistes grecs à lencontre des arts pratiques
et avec laugmentation de lintérêt pour les problèmes
mécaniques en relation avec la production artisanale, ce qui provoque
lapparition de théories scientifiques à partir des découvertes
empiriques accumulées par la tradition des ateliers artisanaux.
De la même manière, si nous voulons que nos élèves de secondaire
acquièrent des connaissances dHistoire des Sciences de façon
significative, nous devons, nous aussi, abandonner nos "préjugés
élitistes grecs" ( et académiques, nous pourrions ajouter)
et essayer dimiter les artisans en construisant, bien que
ce soit plus simple, certains instruments desquels nous pourrions
obtenir des connaissances empiriques.
Donc
nous proposons dessayer de construire la connaissance scientifique
des élèves à partir de cette trace dinstruments laissés
par la Science au fil de lhistoire, en nous arrêtant spécialement
sur certains points choisis: Cest-à-dire, en nous arrêtant
sur ces instruments dont la relation entre simplicité et quantité
de connaissances produites, comme nous lavons dit auparavant,
soit satisfaisante. Chacun de ces instruments choisis sera la
connexion épistémologique entre, dune part, une question
pratique et précise, insérée dans une époque précise et avec toutes
les conditions politiques, économiques, religieuses, cosmologiques,
.. qui sont inhérentes, et dautre part , un certain type
de connaissance comme le sont la Geómétrie, la Mécanique, la Chimie,
etc... De cette façon, linstrument devient un noyau autour
duquel se concentre lactivité didactique, celle-ci pouvant
être étudiée depuis plusieurs disciplines, cest-à-dire dune
façon interdisciplinaire et dirigée à la diversité délèves,
étant donné quentre en jeu de différentes capacités intellectuelles:
Utilisation, construction, dessin, explication du fonctionnement,
bases théoriques, etc..
2.
CERTAINES
MANIÈRES DE COMPRENDRE LUTILISATION DIDACTIQUE DES INSTRUMENTS:
Dans
leur application didactique, les instruments peuvent être considérés
depuis beaucoup de points de vue. Par la suite, nous exposerons
quelques exemples sur les différentes manières de comprendre lutilisation
dans la classe que nous considérons spécialement intéressantes:
Un
instrument peut être considéré comme:
1.
Un générateur de nouvelles connaissances sur le comportement
de la Nature avec lesquelles nous pouvons résoudre certains problèmes:
LA
TAUTOCHRONIE DES CORDES
2.
Une resource didactique, cest-à-dire, un objet autour
duquel on peut organiser des activités différentes qui sont orientées
vers de divers types délèves. Aurour dinstrument,
on peut dessiner des activités qui vont de lartisanal
(utilisation doutils pour sa construction) jusquà
la formalisation plus abstraite propre de la géométrie
qui explique leur fonctionnement, en plus dactivités empiriques
(utilisation doutils pour réaliser des observations et obtenir
des informations).
LA
RÈGLE PARALLACTIQUE
3.
Un dépôt de connaissances, ou ce qui revient au même, un livre
dans lequel est écrite lhistoire dela Science. Étudier la
Science signifie étudier son histoire, sa génèse; et pour cela,
il faut lire dans ces livres, doù le fait que lon
doive connaître leur langage, cest-à-dire, LA
GÉOMÉTRIE
LE
NOCTURLABE - LASTROLABE

Il
est très possible que lastronomie soit apparue quand quelquun
eut lidée de combiner lobservation du ciel avec la
mémoire. Si on observe le ciel une nuit dégagée, nous verrons
une infinité détoiles. Si lon continue à observer,
au bout dun moment, nous verrons que les astres ont changé
de position, cest-à-dire que nous nous rendons compte que
dans le ciel, le mouvement existe. En répétant lobservation
et en mémorisant les positions antérieures des différents astres,
naît lidée de trajectoire: Apparaît la géométrie
du cosmos, qui plus tard se transformerait en Géométrie plus
simplement.
Mais
quelque chose qui bouge spontanément nest pas parfait,
étant donné que sil bouge, cela signifie quil noccupe
pas sa place dans le cosmos ordonné. Cela veut-il dire
que le cosmos nest pas parfait? Pour répondre à cette question,
observons et mémorisons; donc, faisons de la géométrie
De
cette manière apparaît une trajectoire qui conditionnera pour
toujours la géométrie du cosmos: la circonférence (la roue?).
Dans nimporte quelle autre figure géométrique, si lon
fait tourner un certain angle, ses points abandonnent la figure
initiale; cependant, si lon fait tourner une circonférence
autour de son centre, ses points resteront toujours dans celle-ci,
cest-à-dire quelle est immuable, ou bien, dit
dautre façon, elle est fermée par rapport au mouvement
de rotation autour de son centre. En conséquence, le seul mouvement
naturel possible dans un cosmos ordonné et immuable est celui
qui suit une trajectoire circulaire, ce qui fit que le cercle
et son extension à lespace tridimensionnel, la sphère, sinstaure
comme les figures géométriques de base pour la construction de
modèles explicatifs du cosmos.
Cest
ainsi quapparaissent les théories de lantiquité que
vont de Eudoxo de Cnido (IVe avant J.C.), créateur
du premier modèle connu qui utilisait des sphères concentriques
pour lexplication du mouvement des astres, jusquà
Ptolomée (IIe après J.C.) qui fut capable de projeter
la sphère céleste sur un cercle, ce qui permit la construction
dinstruments dont la géométrie circulaire reproduit le "fonctionnement"
du cosmos: Lastrolabe, le nocturlabe, etc...
Ces
théories développées dans un monde hélénique, avec les apportations
des cultures orientales, ainsi que les techniques de construction
dinstruments, furent assimilées et perfectionnées par les
Arabes et diffusées en Europe occidentale pendant le Moyen-Âge.
Enfin,
nous pouvons observer que les différents "signes" qui
apparaissent sur les cercles qui constituent un astrolabe sont
les "traces" laissées par les apportations faites à
lastronomie au fil des siècles, de façon que comprendre
son sens (comprendre son fonctionnement) signifie comprendre lhistoire
de lastronomie, ou ce qui revient au même, comprendre la
génèses de la connaissance astronomique. Et il est évident que
ces signes sont écrits dans un langage géométrique sur des livres
circulaires que nous appelons astrolabe, nocturlabe, ...
4.
La connexion entre un problème pratique ou théorique
posé dans la société à une époque precise sous des conditions
économiques, politiques, culturelles, religieuses, etc.; et une
théorie scientifique, mathématique, etc.. plus ou moins
abstraite. Létude de cet aspect des instruments nous permet
de poser des problèmes de type interdisciplinaire dans
lesquels entrent en jeu des matières qui sont en relation avec
toutes les branches de la connaissance humaine
LHORLOGE
DE C. HUYGENS
Un
des problèmes fondamentaux auxquels est confronté la navigation
pendant lÂge Moderne, a été celui de terminer exactement
la position des navires dans la mer. Au XVIe siècle,
le problème de la détermination de la lattitude était déjà bien
résolue par lintermédiaire de lobservation de la hauteur
apparente des astres à divers points du globe terrestre; il nen
était pas de même avec la longitude. Limportance de ce problème
était tel, vues ces implications économiques, politiques, géographique,
etc..., quil devint pendant plus de trois siècles, non seulement
lobjet permanent de recherche, mais unvrai défi pour la
science de lepoque.
A
partir du XVIe siècle, les monarchies européennes sintéressèrent
à la solution de ce problème et convoquèrent des concours internationaux,
dotés dimportants prix, pourune résolution définitive. En
plus, on créa des groupes officiels pour discuter des méthodes
disponibles.
Les
premiers essais de solution sont apparus de lAstronomie.
En effet, lobservation de faits astronomiques quand elle
se faisait de manière simultanée à de différents points, permettait
détablir facilement la position.Cest ainsi que sont
nées les méthodes basées sur lobservation des éclipses de
Soleil et de Lune, celle des satellites de Jupiter et spécialement,
celle des distances lunaires.
Le
peu de résultats de ces méthodes, joint aux difficultés de calcul
pour lelaboration des tables, fit que lon dirigea
son attention vers lutilisation dhorloges qui permettraient
de comparer lheure du port dorigine avec celle du
bateau, déduisant ainsi la différence de longitude.
Un
des premiers essaisde solution est dû a Christian Huygens qui
dans son livre "HOROLOGIUM OSCILLATORIUM", publié en
1673, décrit, entre autres choses, la construction dune
horloge de pendule basée sur les propriétés de la courbe cicloïde
qui fonctionne sur un bateau, indépendemment du mouvement de celui-ci
dû aux vagues. Cela savère être une proposition dune
grande "beauté géométrique" vues les surprenantes propriétés
de cete courbe.
Les
connaissances théoriques associées à ces instruments sont fondamentalement
leurs propriété mécaniques, la BRAQUISTOCHRONIE et la TAUTOCHRONIE,
ainsi que leurs propriétés géométrqiues, que nous pouvons trouver
dans loeuvre de Huygens citée auparavant:2Horologium Oscillatorium".
Les dites propriétés peuvent être vérfiées empiriquement à laide
des instruments mentionnés dans laparté préc´dent et DÉMONTRÉES
en utilisant la Géométrie "Euclídea" et les résultats
sur le mouvement de chute de gravité obtenus par Galilée.
Traduction:
Carlos Mederos
Fundación
Canaria Orotava de Historia de la Ciencia
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